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Le Lièvre et la Tortue
Le Lièvre et la Tortue

Analyse : Le Lièvre et la Tortue

icon-angle-double-right Pierre Louis Solvet

Analyse : Le Lièvre et la Tortue, P. Louis Solvet

X. Le Lièvre et la Tortue.

Esope , F. 292.

Le Lièvre et la Tortue
Le Lièvre et la Tortue

V. 1. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
« Et, me disoit maître Tubal, qui fut le premier de ce sa licence à Paris, que ce n’est tout l’avantage de courir bientôt, mais de partir de bonne heure,» (Rabelais, liv.1, ch. 21.)

V. 6. Ma commère, il faut vous purger
Avec quatre grains d’ellébore.

C’étoit l’herbe avec laquelle on traitoit la folie;cette plante a perdu, chez nous, cette propriété. (Ch.)
On pourroit répondre doctoralement à Chamfort, et même en citant ses autorités, que cette plante est toujours regardée comme un puissant résolutif; que les anciens ne Pemployoient que dans la mélancolie , et que les modernes en font usage dans la folie proprement dite. (Rud. Aug. Vogel, Hiator. materiœ medicœ.) .

V. 11. Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire,
Ni de quel juge Ton convint.

Targa, dans cette Fable, la dernière de son recueil, leur fait appeler pour arbitre le renard. Cette circonstance n’est point dans Esope, qui paraît la véritable source où La Fontaine a pris son apologue.

V. 21. Elle se hâte avec lenteur.

Cette expression, se hâter lentement, est de l’invention d’Auguste, qui avoit pour principe de ne rien faire avec précipitation. Festina lente, disoit-il à tout propos. Despréaux en compose un des préceptes littéraires de son Art poétique.

V. 25. Croit qu’il y va de son honneur De partir tard. …….

Toujours de la vanité ! (Ch.)

V. 3o……….Mais les élans qu’il fit
Furent vains………..

La coupe de ce dernier vers , et ce monosyllabe au troisième pied , expriment à merveille l’inutilité de l’effort que fait le lièvre. (Ch.)

V- 34. …… Et que seroit-ce
Si vous portiez une maison ?

Tour admirable, La tortue, non contente d’être victorieuse , brave encore le vaincu. C’est dans la joie qui suit un avantage remporté, que l’amour-propre s’épanche plus librement. La nature est ainsi faite chez les tortues et chez les hommes. Louez une jolie pièce de vers, il est bien rare que l’auteur n’ajoute : « Je n’ai « mis qu’une heure, un jour, » plus ou moins ; et s’il s’abstient de dire cette sottise, c’est qu’il y réfléchit, c’est qu’il remporte une victoire sur lui-même, c est qu’il craint le ridicule. (Ch.) .

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bg

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