ACTUALITES:
Accueil » Gustave Cornisset

Gustave Cornisset

Les traces d’un perfide

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Souple et blanche comme l’hermine, Une pâquerette jadis Fleurissait au soleil dans un vase de Chine Orné d’oiseaux de paradis Et de mandarins d’or au visage d’opale. Humant la brise matinale, Ainsi qu’une Espagnole à son balcon doré, La fleurette livrait sa tête parfumée Aux splendeurs du ciel azuré, Quand, joyeux et l’aile embaumée De l’enivrante odeur …

Lire la suite ...

Le Savant et le Pâtre

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Une églantine fleurissait Au bord d’un profond précipice ; Sa tige pliait au caprice De la brise, qui balançait Sa blanche et vermeille corolle, De son souffle pur et léger, Quand, par hasard, passa tout près d’elle un berger, Vrai rustre, qui, malgré plus de cinq ans d’école Chez certain magister très fort sur le latin, Était …

Lire la suite ...

Le Jour et la Nuit, fable de Cornisset

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Créés par Jupiter pour ne jamais se voir, Après plus de mille ans d’une haine mortelle, Le jour et la nuit un beau soir, Sous les piliers d’azur de la voûte éternelle, Se rencontrèrent par hasard. En voyant passer sur son char Son frère revêtu d’une robe empourprée Et tenant cette lampe éclatante et dorée Que dans …

Lire la suite ...

La Guêpe et les Abeilles, par Cornisset

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Certaine guêpe imprévoyante Volait, par un matin d’été, Près d’une ruche bourdonnante. Ennemi de l’oisiveté, Source des humaines misères, Tout l’essaim travaillait au miel, Que l’ignorance de nos pères Donnait en nourriture aux habitants du ciel. Prenant un ton de raillerie, Notre guêpe aussitôt s’écrie : Ô travailleurs ! gens insensés, Pourquoi tant de biens amassés ? …

Lire la suite ...

L’Idole et l’Esclave

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Debout sur un socle d’airain Un Jupiter de marbre, à la forme homérique, Grand comme un rocher druidique, Régnait dans l’atrium d’un sénateur romain. Certain affranchi, d’aventure, Pénétra dans la salle obscure Où, pour le dieu païen des Romains vénéré, Le sang d’une blanche génisse, Victime offerte en sacrifice, Coulait dans un vase sacré. L’esclave était, dit-on, …

Lire la suite ...

Jupiter et le Moucheron

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Un petit moucheron, en s’élevant dans l’air, En son vol aveuglé par une épaisse nue, Atteignit en suivant une route inconnue Jusqu’au trône de Jupiter. Les dieux surpris de sa visite Allaient le chasser au plus vite, Et Mercure et l’Amour de Paphos arrivés, De leur siège s’étant levés, S’apprêtaient à saisir l’impertinente bête Pour l’écraser entre …

Lire la suite ...

Les Capricieuses, fable de Gustave Cornisset

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Jadis une chèvre et sa tante Apprirent un matin la nouvelle étonnante Que le roi du peuple animal En son antre donnait un bal. Pour les peindre d’un mot, elles étaient de celles Que nous nommons enfants gâtés, Dont les changeantes volontés Commettent chaque jour cent sottises nouvelles. Disant tantôt oui, tantôt non, Nos deux coquettes indécises …

Lire la suite ...

La Bouquetière, fable de Gustave Cornisset

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Autrefois certaine Toinette, Non pas de celles que Watteau Sur les murs de quelque château A peintes en jupe coquette, Portant petit chapeau de faveurs entouré, Et froissant de sa main mignonne La houlette au ruban doré, Mais une franche Bourguignonne, Sans falbalas et sans atours, Faisait aux pâtres, ses amours, Des bouquets sans pareils. On dit …

Lire la suite ...

Le Roitelet au conseil du Roi

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Un jour sa majesté Lionne Leva sur ses sujets un impôt illégal. Certain vautour prévint sa royale personne Que des gens du peuple animal Contre elle s’avançaient en armes. De tant d’audace courroucé, Le monarque s’émeut et répand les alarmes Parmi les courtisans. Le cœur tout offensé, Et doutant du succès des prochaines batailles, Il prouve son …

Lire la suite ...

Un Infidèle, fable de Gustave Cornisset

icon-angle-double-right Gustave Cornisset Un petit satyre adorait Le matin Galatée et le soir la Fortune. Habile trompeur, il jurait D’égorger cent moutons à l’une Si son coffre s’emplissait d’or ; Immolant quelque tourterelle A l’autre, il lui jurait d’être toujours fidèle, Jusqu’au jour où son âme irait au sombre bord Où coule l’Achéron. Et mortelle et déesse, Se croyant sans …

Lire la suite ...