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Paul Belouino

La Pie bavarde et méchante

Paul Belouino : Margot la pie, Bavarde s’il en fut jamais, Faisait charpie, De l’honneur des voisins les geais : « Pour nourrir leur marmaille, » Ils pillent le canton. » Jamais ça ne travaille » Et c’est mis sur un ton !.. » La mère, une coquette ; » Le père, un paresseux. » Si je n’étais discrète, » …

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La mort du Coq, fable de Belouino

Paul Belouino : Qui ne connaît la fin tragique. De Cocorico le sultan ? Vrai, c’était un coq magnifique, De la pure race d’Houdan. Cinq ergots et superbe crête, Autour du cou, riche camail ; Aussi, comme il levait la tête. Dans la basse-cour, son sérail : Sur le terrain, pour une poule. Un spadassin, d’un coup d’ergot, Traîtreusement, prétend …

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Le vieux Curé, fable de Belouino

Paul Belouino : Le vieux curé de mon village Donnait à tous les malheureux. Un jour un pauvre qu’il soulage, De le dire fut désireux. « Mon brave ami, je vous pardonne. » Dit le curé, mais tâchez bien » De n’en plus parler à personne, » Je n’oserais plus vous faire du bien. » Que toujours, mes enfants, votre …

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Le bouillon des malheureux

Paul Belouino : Un pauvre homme mourait De besoin, de misère. Si nul ne le secourait, Qui donc allait le faire ? Une femme en cotillon, Pour ses enfants, pour elle, Venait d’acheter un bouillon, Dans un pot, sa seule vaisselle. Elle-même avait bien faim. Souvent le pauvre monde chôme : « Partageons, dit-elle, brave homme, Prenez aussi ce peu …

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L’Amandier et la Vigne

Paul Belouino : Aujourd’hui, vingt-sept février, Il est tout naturel qu’il neige. Gèlera-t-il demain ? Que sais-je ? Toujours est-il qu’un amandier S’en prenait à la Providence. Je l’entendais de mon jardin, « Comment ! Il neige ce matin ! » Ah ! vraiment, je n’ai pas de chance. » Ne pas m’avoir fait avertir ; » Je me suis …

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Les deux Âges, fable de Belouino

Paul Belouino : Un enfant, de quinze ans à peine, Voyait son frère ainé Déjà capitaine. — Faut-il que je ne sois pas né Vingt ans plus tôt, je serais à sa place, J’aurais la croix d’honneur. Et le soldat disait : —Comme le temps me chasse. Déjà des cheveux gris ; qu’il serait bien meilleur D’être à l’âge qu’il …

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Le Marchand de Volailles et son Chien

Paul Belouino : Un marchand de volailles Demeurait dans un enclos Qui n’était fermé de murailles Que de trois côtés ; mais les crocs D’un bon chien de garde Valaient autant qu’un mur. Qu’un voleur se hasarde A venir, il est sûr D’être étranglé tout net. Nécessaire à son maître, L’animal est soigné, comme tout chien doit l’être. On lui …

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La petite Souris, fable de Belouino

Paul Belouino : Après ce que je viens de faire, Disait une jeune souris, Qu’on me fasse partir en guerre. C’est le moindre de mes soucis. La-bas, trouvant la porte ouverte, J’entre dans la salle à manger. Tout à coup, grand Dieu ! quelle alerte ! Bien vite il faut déménager. Je venais de me mettre à table ; J’allais …

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Les deux Toilettes, fable de Belouino

Paul Belouino : Un jour chez sa voisine, Une dame, en visite allait. La robe qu’elle étalait, Était en beau damas, garni de zibeline. Tout était à l’avenant, Sa mise était vraiment princière. Aussi, comme elle était fière, Comme elle allait se pavanant ! — « Excusez-moi, si je viens si mal mis. » C’est ma toilette du matin : …

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Le Nid de l’Hirondelle

Paul Belouino : Huit grands jours à bâtir son nid Avait mis la pauvre hirondelle ; Vient un maçon qui le détruit En moins de rien, d’un coup de sa truelle. Ayez bonne renommée, Nid de probité d’honneur. Vienne un calomniateur, Elle s’envole en fumée. Ils vont plus vite à démolir Tous nos maçons, qu’à rebâtir. « Le Nid de l’Hirondelle »

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