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L’Amandier et la Vigne

001 Paul Belouino :

Aujourd’hui, vingt-sept février,
Il est tout naturel qu’il neige.
Gèlera-t-il demain ? Que sais-je ?
Toujours est-il qu’un amandier
S’en prenait à la Providence.
Je l’entendais de mon jardin,
« Comment ! Il neige ce matin !
» Ah ! vraiment, je n’ai pas de chance.
» Ne pas m’avoir fait avertir ;
» Je me suis pressé de fleurir.
» Quel pays ! Si ce temps-là dure,
» C’en est fini de ma parure.
» Mon Dieu ! que je serai donc laid ! »
— « On prend le temps comme il est fait,
» Mon voisin, lui dit une vigne.
» Faute de mieux, on se résigne.
» Nous avons quitté des climats
» Où les arbres ne gèlent pas.
» N’accusons pas la Providence,
» Mais bien notre propre imprudence.
» Il valait mieux rester chez nous,
» Février nous y serait doux. »

On va chercher le mal et, s’il arrive,
Presque toujours, c’est Dieu qu’on invective.

« L’Amandier et la Vigne »

bg
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