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Le Corbeau et les Moineaux, fable de Valmalète

icon-angle-double-right Louis de Valmalète

Un Corbeau, sot et vain, las de l’obscurité,
Pour ses talens voulut être vanté :
A des Moineaux, qu’à grands frais il régale,
Il fait part de ses vœux. « Allez, dit-il, partout
Préconiser mes talens et mon goût,
» Et surtout ma voix sans égale :
» Mes doux accens, j’en jure ici ma foi,
» Ont exité la jalousie ; » Et la perfide calomnie
» Epuise tous ses traits sur moi.
»  Ô vous que je chéris, vengez-moi de l’envie !
Séduits par ce propos, surtout par le festin
Où fut prodigué le bon grain,
Les moineaux répandus dans la ville, au village,
Vont du corbeau vanter le doux ramage :
» Rien ne plait, disaient-ils, à l’égal du Corbeau ;
» De charmer par ses chants lui seul a l’avantage,
» Et son ramage est le seul beau.
» Des oiseaux étonnés qu’attroupait ce langage,
Le plus grand nombre se riait ;
Mais quelque buse le croyait :
Et le Corbeau fendant la presse,
Se rengorgeait, se pavanait sans cesse.
Et savourait avec ivresse
L’éloge qu’il avait dicté,
Comme s’il l’avait mérité.

Ainsi l’on voit tel personnage,
Jaloux de s’entendre prôner,
Se rengorger de maint hommage
Qu’il achète à grands frais, sans compter le dîner.

« Le Corbeau et les Moineaux »

bg
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