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Le Loup, la Mère et l’Enfant

Le Loup, la Mère et l’Enfant, analyses

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Le Loup, la Mère et l’Enfant, commentaires et analyses de MNS Guillon – 1803.

  • Le Loup, la Mère et l’Enfant.

 

Le Loup, la Mère et l’Enfant
Le Loup, la Mère et l’Enfant

(1) Attendait chape-chûte. Madame de Sévigné : » Je lai dis que ce n’est point là la vie d’un honnête homme, qu’il trouvera quelque chape-chûte, et qu’à force de s’exposer, il aura son fait.»
(2) Enfin bonne provende. Mot ancien, dont l’étymologie est dans le latin provenire; bon produit; plutôt que dans prœbenda, d’où on le fait venir. Selon Pasquier (Recherch. L. III. ch. 37:) « Les biens assignés aux clercs pour leurs vivres, s’appeloient prévende. Ce mot a été depuis étendu à toute sorte de provision de bouche ».
(3) La mère aussitôt. Aphtone substitue une nourrice à une mère. (C’est mettre un cœur mercenaire à la place du chef-d’œuvre de la nature.
(4) Fourches fières, Fourches de fer attachées à de longues perches. Fières ne viendroit-il pas du vieux mot férir, en latin ferire, couper, trancher? On connoît ce proverbe : « Tel fiert ( frappe ) qui ne tue pas. »
(5) Biaux chires, etc. Beaux sires ( messieurs les ) Loups ! n’écontez point mère grondant son fils qui crie. Beaux sires, comme dans la fable du Loup et du Chien: Il ne tiendra qu’à vous, beau sire. Mère tenchent, participe de tencher , tanser, de tangere, gronder, frapper ; chen fïeux, son enfant ; de filiolus , petit enfant.
On lit dans le fabliau du Villain qui done ses Bues au Lou ( ses bœufs au loup ) : Un Vilain (homme de la campagne ) conduisoit sa charrue. Ses bœufs ne voulant pas marcher droit : je voudrois, dit-il, les voir dans le ventre d’un loup. Un loup passoit par-là, et entendant le propos, s’offre à satisfaire le vœu du laboureur ; mais
Li Villain ne li volt bailler,
Ne li Lou ne li volt laisser.
(Le paysan ne veut point les livrer; le loup refuse de les lâcher.)
(Manusc. de ta Biblioth. de S. Germain-de s-Prés,
n°. I830. fol. 10.)
Le prototype de ces contes pourrait être ce mot de Théocrite, ainsi traduit par un vieux écrivain français : Qu’une femme-nonrrice menace son enfant de la sabouë ( singe ) et du marmot ; etc. ( Bouchat, série 24.)
(*) Une mère, dans un mouvement d’Indignation contre les écarts de ses fils, appelle la mort pour l’en punir. La mort vient ; la mère aussitôt de s’écrier:
O mort! corrige-le, mais ne l’emporte pas.
mère.

bg

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