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Le Mouton et l’Oie

001 Henri Cobourg

— Hé ! Mouton, mon ami, qu’as-tu fait de ta laine ?
— Hé ! Ma belle oie, où donc a passé ton duvet ?
— Ton dos pelé se cache à peine,
— Ton gros ventre se voit tout net,
— Le maître l’a voulu, j’en fus bien alarmée,
Et me suis résignée. — Hélas! C’est notre sort,
Il a pour lui le droit, et le, droit du plus fort.
Celui qui m’a tondu, ma belle, t’a plumée ;
Pour un peu plus d’argent il t’eût donné la mort,
— La pitié n’est pas, j’imagine,
La plus belle de ses vertus ;
Nous sommes à ses yeux ce qu’est une machine.
Qu’on peut renouveler quand elle ne va plus. :
Tel est l’ouvrier à l’usine,

« Le Mouton et l’Oie »

bg

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