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Le Treillis, la Treille et le Lierre

001 Louis-Marie Perenon

Un vieux treillis, un jour, incriminait la treille
De ne pouvoir offrir d’ombre à sienne pareille :
Pour critiquer, voyez jaloux, ont des esprits
Et mutuellement, mutuels sont appris.
Lors l’été par faveur fournit l’occasion,
À notre raisonneur de faire scission,
Avec le trop bon sens d’une bonne voisine,
Paix, paix, lui dit un lierre, est-ce de bonne mine,
Qu’il faut tout censurer, disons si lâchement,
Une treille en danger, par le fait d’un moment.
0 temps propice, viens, surgis-toi ? Dieu le veuille.
Quoi ! Déjà, des raisins vont lui servir de feuille ?
Comme ils sont murs et frais ! Bacchus en prend trop soin
; Sans doute elle va feuiller; nuage apprête au loin
Longue pluie en ses flancs, tant il aime les plantes ;
L’Olympe tout puissant seconde ses attentes !
Il dit, la pluie accourt : il s’enlace au treillis.
Lierre étouffant, arrête ! Épargne-moi, mon fils !
Quoi ! La treille a feuillé, le seul treillis dessèche !
Ah ! Fût-il destin pis que le jaloux qui sèche.
Le lierre alors lui crie : on veut nuire à prochain,
On semble triompher, on a pire destin.

« Le Treillis, la Treille et le Lierre »

bg

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