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Les deux Âges, fable de Belouino

001 Paul Belouino :

Un enfant, de quinze ans à peine,
Voyait son frère ainé
Déjà capitaine.
— Faut-il que je ne sois pas né
Vingt ans plus tôt, je serais à sa place,
J’aurais la croix d’honneur.
Et le soldat disait : —Comme le temps me chasse.
Déjà des cheveux gris ; qu’il serait bien meilleur
D’être à l’âge qu’il a ; car c’est là le bel âge,
Tandis qu’être soldat, c’est être en esclavage.

Combien nos travers sont grands !
Hélas ! pauvres fous que nous sommes
Enfants, nous voudrions être déjà des hommes
Hommes, nous regrettons de n’être plus enfants.

« Les deux Âges »

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