dimanche, février 17, 2019

Raymond de Belfeuil

Raymond de Belfeuil

Sous le pseudonyme Raymond de Belfeuil, Clémentine-Félicie Hémery, comtesse de Poli, publia une comédie, des poèmes et des fables.
Le vicomte Oscar de Poli est son fils (1838-1908)
FABLES :

  1. La Cigale et sa fille
  2. Le Chien fidèle
  3. L’Enfant riche et l’Enfant pauvre
  4. Les deux Fous
  5. L’Esprit et le bon sens
  6. L’Ignorant et le livre
  7. La Nuit d’hiver et la Grande dame
  8. L’Égoïste
  9. Le Mensonge et la Vérité
  10. L’enfant et le solitaire
  11. Les deux In-folios
  12. L’Orgueil et la Modestie

La fable et les fabulistes :

…Ce n’est certes pas là l’ambition du fabuliste que j’aime à présenter au lecteur. M. Raymond de Belfeuil est un poète doublé d’un moraliste, et ce qui devient rare, d’un moraliste chrétien. Son talent, sa verve, son élégance, sont incontestables ; la bonhomie ne lui manqué pas non plus ; on sent à le lire que La Fontaine est son modèle, bien qu’il en donne quelque-fois la contre-partie ; il en approche fréquemment, j’oserai dire qu’il arrive à l’égaler dans telle fable comme : le Chien fidèle, le Vœu, l’Ignorant et le livre, le Pot de farine , le Pèlerin et les cigales, le Pigeon et la colombe, le Ballon, le Geai et le hibou, le Roseau et le chêne. Quelle poésie dans l’Enfant et le foyer !…
Mais qu’on ne suppose pas que l’affection qui me lie à l’auteur puisse commander l’éloge de son œuvre et m’aveugler sur telle défaillance de détail que des puristes lui reprocheront peut-être. Quoi qu’en disent les railleurs de Brid’oison, la forme à son charme, je dirai même sa nécessité, et j’aurais voulu que le fabuliste ornementât quelquefois son sujet de rimes plus riches. Je le lui ai dit, et il m’en a montré de plus pauvres dans La Fontaine. C’est une consolation pour lui, mais ce n’est pas une justification pour les aristarques.

En résumé, les fables de M. de Belfeuil sont dignes de l’attention bienveillante des critiques. Toutes sont le fruit de son imagination ; elles ont la douce sensibilité de Florian, et la saine philosophie de Le Bailly ; le style en est simple et courant ; c’est un essai littéraire qui doit être encouragé par des applaudissements. Quel qu’en soit le succès, l’auteur pourra dire au public ce que le prince des fabulistes disait au premier prince du sang :

Et si de t’agréer je n’emporte le prix,
J’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris.

  • Le vicomte Oscar de Poli – Fables. Raymond Belfeuil – Paris 1869.

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