mardi, mars 26, 2019

Fables, fabulistes et Jean de La Fontaine

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Fable du ruisseau
2019-03-22 – A. Paulon.

…pour faire enrager La Fontaine
L’autre soir Doublevé, le copain de Magnard,
Errait sur le bitume. Il était déjà tard.
Tout auprès de lui passe une pimpante grue
Et voila Doublevé qui la suit dans la rue.
Il allait l’accoster ; mais, se frappant le front,
Il se souvint, hélas ! que souvent en affront

Il avait dû rester en semblable occurrence.
A ce dur souvenir de sa grande impuissance,
Tout son feu s’éteignit ; il s’en fut à grands pas,
Et, comme le renard qui ne pouvait atteindre
Les raisins, dit : « C’est vieux, et bon pour des gôugats !
Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

Geno Namy

Les douze rats, fable d’Adolphe Sérène

Donner a qui n’a pas, fut la règle suivie
Par douze rats qui pleins de loyauté,
Résolvaient au banquet de la fraternité,
Le grand problème de la vie.
— Mais l’un de ces rats, par malheur,
Ayant menti cent fois avec la même histoire
De pièges, — qu’il avait vus sur leur territoire,
Fut reconnu pour un hâbleur.
— Pris un soir dans une ratière,
En vain il crie à l’aide ! en rageant ; tout se tait.
Ses compagnons, croyant qu’il plaisantait,
Le laissèrent crier pendant la nuit entière.
— Le jour qui du captif doit être le dernier,

Le jour paraît, hélas ! et quelqu’un s’achemine
À grands pas vers le prisonnier,
Dont l’existence se termine
Sous l’énorme sabot d’un lourd palefrenier.

Morale :
Le monde, hélas ! fait triste mine
Lorsqu’à sa générosité
L’on fait appel ; et s’il se détermine
A secourir la pauvreté,
Ce n’est que celle qu’illumine,
Le flambeau de la vérité.
Adolphe Sérène

Marie-Noëlle par Henri Cachau

En ce temps là, les bergers se dirent les uns aux autres : allons jusqu’à Bethléem, et voyons l’accomplissement de cette parole que le Seigneur nous a révélée…
Lisant ce passage de st Luc face à une nef vide de toute assistance, durant cette messe de l’aurore succédant à celle de minuit ayant sur le plan de l’assistance obtenu un franc succès, le vieux prêtre ne put éviter lors de cette solitaire célébration que quelques larmes de dépit ou de nostalgie ne tombent sur l’autel. Celui sur lequel il lui semblait avoir sacrifié sa jeunesse et une grande partie de sa vie d’homme, sachant que la maison de retraite diocésaine l’attendait, que cet office de Noël célébré dans une intimité forcée, serait le dernier de sa longue carrière apostolique…… Suite

Pensées de la semaine, Marie d’Agoult

Marie d'Agoult
Marie d’Agoult

1 – L’habitude ou la règle fait les camarades ; la passion ou l’intérêt fait les complices ; un certain bien commun fait les associés. Il n’est donné qu’à la vertu de faire les amis.
2 – Presque toutes les choses que nous souhaitons fortement nous arrivent un jour. Pourquoi faut-il que ce soit précisément le jour où nous avons cessé de les souhaiter !
3 – J’en connais qui, cherchant le bonheur, ont rencontré la joie : et tout a fini par des larmes.
4 – La différence entre ce qu’on appelle bonheur ou malheur en ce monde est si petite, qu’on ne devrait jamais envier ni plaindre personne.
5 – Nos remords ne sont pas dans la proportion de nos fautes, mais dans la proportion des vertus qui nous restent.
6 – La plus amère punition de nos fautes, c’est qu’elles nous mettent presque toujours dans la nécessité d’en commettre de nouvelles.
7 – Beaucoup font l’aumône, peu font la charité.

XXe siècle et la fable

La seule règle...

La seule règle qu’on puisse donc raisonnablement prescrire aux fabulistes, ainsi qu’à tous les poètes, c’est de n’être point imitateurs, de suivre leur caractère, leur goût naturel. Peut-être seront-ils de mauvais originaux. Et bien qu’en arrivera-t-il ? On les rejettera. Les rejetterait-on moins s’ils étaient des copistes serviles ? l’Abbé Lemonnier (1721-1797).

Guy Le Ray

La Fontaine vu par Guy Le Ray

Pour vivre, il faut des ressources, pour rêver, quoi de mieux que la campagne ! La Fontaine entre alors dans la carrière de son père pour devenir Maître des Eaux et Forêts, charge pour laquelle il n’aura pas grand goût mais qu’il remplira consciencieusement. Mais quel spectacle que celui de la nature, des animaux, de la vie des paysans accablés de misère, de leurs champs dévastés par les chasses des Seigneurs, par les troupes de passage amies ou ennemies. La France est en guerre et s’y ajoute la guerre civile, la Fronde, celle d’une partie de la noblesse contre le pouvoir royal… Suite

Fables et Origines

Editos et Chroniques

Analyses Des Contes

Jean de la Fontaine et les fables

Poème de la semaine 13

Rire et pleurer

Si parfois dans le Temps le bonheur vous sourit,
Si vous ne croyez plus que vivre est un mystère :
Vous redirez alors la note printanière
De la chanson qui rit.
Si le sort inclément, implacable vous leurre,
Si la douleur se met sur vos fronts malheureux,
Vous ne direz alors que le son langoureux
De la chanson qui pleure.
Auguste-Jean Cardon

5 Fables choisies au hasard

Naïveté

On demandait à Paul, esprit des plus opaques,
Et qui lit…. quelquefois, pour changer ses ennuis,
Connaissez-vous, monsieur, L’Émile de Jean-Jacques ?
Non, dit-il ; je connais les Mille et une Nuits.

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Fables de Guy Le Ray – Sylvie-Dala

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