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Jean-Pierre Claris de Florian

Jean-Pierre Claris de Florian
Jean-Pierre Claris de Florian

Jean-Pierre Claris de Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, presque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu’ une traduction de Cervantès. Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794…

Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l’âge de deux ans.

Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l’Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relâché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.

Florian est-il un moraliste ?

Edgard Quinet a dit que, lorsqu’un homme oublié reparaît à la lumière, il apporte avec lui quelque vérité perdue et un enseignement dont le monde a besoin. Sans avoir la prétention de présenter un Florian nouveau et sans vouloir surfaire son talent qui est, du reste, supérieur à sa renommée, il nous est permis de regretter qu’on l’ait trop négligé, et de tenter, après M. Léo Claretie , de le placer dans nos écoles à côté de La Fontaine, en laissant…la suite

Réponse de Florian :

A l’envoi d’une Fable intitulée L’Aigle et la Fourmi, dans laquelle l’auteur (?) se comparait à la fourmi, et me comparait à L’aigle.

Votre Aigle n’est qu’un moineau franc
Qui voltige et fredonne à peine;
Pour la Fourmi, c’est différent,
C’est la Fourmi de La Fontaine.

Éloge de Florian : par Boissy d’Anglas :

« Personne n’a senti plus vivement que Florian le bonheur d’avoir des amis et n’a été plus digne de le goûter : il offrait toutes les qualités qui le font naître et toutes celles qui en garantissent la durée : la douceur d’un commerce sûr et le charme d’une société agréable. En le voyant on l’aimait ; on s’attachait de plus en plus à lui a mesure qu’on le fréquentait davantage. On se sentait heureux de lui inspirer de l’estime. Son jugement était sain, sa raison solide, son caractère loyal et franc; c’était l’homme qu’il fallait consulter dans les circonstances difficiles, celui qu’il fallait appeler dans ses périls ou dans ses besoins… Hélas ! je n’ai été lié avec lui que pendant quelques années; mais il y a vingt-cinq ans que je le regrette. Si la mort ne me l’eût pas enlevé, il eût été le conservateur de ma vie. »
« Qui ne songe qu’à soi quand sa fortune est bonne,
Dans le malheur n’a point d’amis.»
« Les deux voyageurs »

  • « Fables de Florian, notes de H de Suckau, illustrées par W-H Freeman et Philippoteaux – Paris 1870

icon-angle-double-right Les fables de Florian :

Il y a quelque temps qu’un de mes ami ?, me voyant occupé de faire des fables, me proposa de me présenter à un de ses oncles, vieillard aimable et obligeant, qui , toute sa vie, avait aimé de prédilection le genre de l’apologue ; possédait dans sa bibliothèque presque tous les fabulistes, et relisait sans cesse La Fontaine.
J’acceptai avec joie l’offre de mon ami : nous allâmes ensemble chez son oncle.
…. j’ai reconnu dans vos fables, me dit-il, plusieurs sujets pris dans des fables anciennes ou étrangère.
Oui, lui répondis-je, toutes ne sont pas de mon invention. J’ai lu beaucoup de fabulistes ; et lorsque j’ai.trouvé des sujets qui me convenaient, qui n’ avaient pas été traités par La Fontaine je ne me suis fait aucun scrupule de m’en emparer. J’en dois quelques-uns à Esope, à Bidpaï, à Gay, aux fabulistes allemands, beaucoup plus à un Espagnol nommé Yriarté, poète dont Je fais grand cas, et qui ma fourni mes apologues les plus heureux. Je compte bien en prévenir le public dans une préface, afin que l’on ne puisse pas me reprocher. …

Florian dans « Estelle:

« Heureuse patrie! dit Florian en finissant son Estelle, d’où la fortune m’a exilé et qui n’en est pas moins chère à mon cœur, je t’aurai, du moins, célébrée, je t’aurai consacré les derniers accents de ma flûte champêtre… Beaux vallons, fortunés rivages où, jeune encore, j’allais cueillir des fleurs ! beaux arbres que mon aïeul planta et dont la tête touchait les nues, lorsque, courbé sur son bâton, il me les faisait admirer! Ruisseaux limpides, qui arrosez les prairies de Florian et que je franchissais dans mon enfance avec tant de peine et de plaisir, je ne vous verrai plus! Je vieillirai tristement, éloigné du lieu de ma naissance, du lieu où reposent mes pères; et, si je parviens à un âge avancé, le beau soleil de mon pays ne ranimera pas ma faiblesse… Oh! que ne puis-je au moins espérer que ma dépouille mortelle sera portée dans le vallon où, enfant, j’allais voir bondir nos agneaux! que ne puis-je être certain de reposer sous le grand alizier où les bergers du village se rassemblent pour danser! Je voudrais que leurs mains pieu-ses vinssent arroser le gazon qui couvrirait mon loin-beau; que l’amant et la maîtresse le choisissent toujours pour siège; que les enfants, après leurs jeux y jetassent leurs bouquets; je voudrais enfin que les bergers de la contrée fussent quelquefois attendris en lisant cette inscription :

Dans Cette demeure tranquille
Repose notre bon ami;
Il vécut toujours à la ville,
Mais son cœur fut toujours ici.

florian-citation-l-aigle-et-le-hibou

 icon-angle-double-right Florian :

  1. Charles Nodet : Jean-Pierre-Claris de Florian naquit au pied des Cévennes, dans le château de Florian, non loin d’Anduze et de Saint- Hippolyte, en 1755. Les beautés naturelles de son pays, les habitudes casanières de son enfance, la médiocrité même de sa fortune, le disposèrent de bonne heure à goûter avec prédilection les douceurs de la vie pastorale. Il avait à peine connu sa mère, mais il n’ignorait pas les tendres soins dont elle avait entouré son berceau, et le souvenir de sa perte répandit sur ses premières années cette mélancolie sans amertume qui est un des principaux caractères de son talent. Ce qui donne à la lecture de Florian un charme particulier, c’est qu’elle nous ramène souvent à lui-même…la suite… 
  2. Antoine Vincent Arnault  : Florian. Ce gracieux écrivain s’est exercé avec succès dans plus d’un genre de littérature; mais c’est surtout dans la fable qu’il a réussi. Moins ambitieux, mais aussi spirituel que La Mothe, moins naïf, mais aussi naturel que La Fontaine, c’est celui de nos fabulistes que l’estime publique place immédiatement après le fabuliste par excellence. « Œuvres d’Antoine Vincent Arnault – 1825. »
  3. Pierre de Lacretelle :  » Il avait le privilège d’inspirer partout la joie par ses bons mots, ses contes, ses chansons… Point de langueur avec lui ; il faisait la guerre aux longues et tristes discussions par ses saillies, et quelquefois même, par ses jeux d’enfant « 

bg

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