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La Peur, fable de Dachez

A. Dachez

 

Un soir, dans une chambre obscure.
Son père laisse seul Edmond.
(Il voulait s’assurer s’il n’élait pas poltron.)
L’enfant pleure, appelle et conjure :
Un silence de mort règne dans la maison.
Mais il tremble, il a peur à l’aspect d’un fantôme,
Qui, d’un drap blanc, couvert entièrement,
Vers lui s’avance lentement,
Et d’une voix sombre le somme
De le suivre. L’enfant est saisi de stupeur;
Mais il surmonte sa frayeur,
Et sur le revenant s’élance avec colère,
Le dépouille du drap, et reconnaît… son père.
— « Edmond, dit-il, embrasse-moi.
« Je te croyais peureux. A cette rude épreuve,
« J’ai voulu te soumettre. A présent j’ai la preuve
« Du contraire. Mon fils, je suis content de toi.

« La peur, à de grands maux,, quelquefois nous expose.
« Ne te livre jamais en vain à la terreur;
« Mais d’abord, avec soin, recherches-en la cause,
« Et toi-même bientôt riras de ton erreur. »

A. Dachez

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