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Le Lys, l’Iris et les Roses

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001 Daniel Allemand

Casanova ou Dom Juan
Voilà les deux types d’aimants
Connus des demoiselles
Pour le délice de leurs zèles ;
Dans ce conte au pays des fleurs, le bel iris
Et le très majestueux lys
Tiendront leurs rôles auprès des roses
Voyons-en leur métamorphose.
L’iris ce jouisseur de la vie
Donne à toute rose les couleurs arc-en-ciel
Porteur de bonne nouvelle à l’envie
Il est fleur maritale pour toute pucelle.
La paix et l’innocence
Pour vivre sans limites dans la jouissance
Et n’être bien qu’au niveau charnel.
Heureuses jouvencelles
Crédules sur l’instant
Dans leurs pétales de velours
A un grand amour persistant
Lorsque tombe le jour.
Mais la ruse la mieux ourdie
Viens de la fleur aux pétales lancéolées
Fleur du roi Ulysse. Pardi !
Cheval de Troie, le lys de grâce auréolée
Faisant le siège aux forteresses
Toujours à babiller
Attendant leur détresse
Pousse les roses à se déshabiller.
Quand le lys déflore la rose
La belle en change de couleur
Ecarlate et vertu fanée sur l’heure
Elle arbore ses épines pour sa nymphose.
« Je suis le glaive » dit le lys
« L’inclination au vice
Et ta vertu pareille à la beauté
De tes fragrances m’ayant transporté
Fait de cette alliance à ma liberté
Rechercher une autre virginité. »
La pure et innocente rose blanche
Symbole d’amour véritable
Ayant perdu sa vertu d’un seul coup de manche
En comprend le sens de la fable :
Les vierges, jolies pucelles et douces amies
Sont attirées par ces mâles
Amants ou ennemis
Et ne croiront au mal
Que quand il apparait.
Pour le lys l’amour se finit mal
Pervers il voit la rose comme objet
A soumettre à son plaisir fatal
De prédateur masqué.
A l’opposé du libertin iris
Qui aime trop les roses énamourées
Les soulageant dans les délices
Du langage amoureux
De l’envie d’être aimé.
En fait ces roses exposées
Aux lumières des jours heureux
Savent que la mort venue ainsi les effeuiller,
En fera fleurir d’autres roses
Ignorant cette vérité
Que pour tout défendu on recherche la chose.
En fait, il ne s’agit point de voler l’amour
Ni d’humilier ou posséder l’autre alentour
Car le combat avec soi-même
Est le propre de l’homme
Droiture et dignité en somme
Résoudront le problème
De savoir essaimer
Le beau devoir de l’être humain
Qui comble le divin
Celui de l’art d’aimer permettant d’être aimé.

Daniel Allemand

  • Fables et illustrations de Daniel Allemand, blog à visiter…Plumes et Rimes

2 commentaires

  1. luxurieuses ou vénéneuses les fleurs ont leur langage, tu l’as sacrément amélioré en y ajoutant un brin d’érotisme ami Daniel, une sorte de bouquet final à point nommé concluant ta fable, merci !

    • A cher Henri, fabuliste averti, merci pour cet encouragement sur ma libre improvisation du langage de ces fleurs voluptueuses qui peuvent faire l’objet de messages érotiques incarnant passion et désir. Depuis toujours les fleurs et l’amour vont de pairs cherchant à ne faire qu’un entre la beauté de la fleur et la douceur de l’acte. Merci encore.

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