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Les ilotes et les chiens… (Jésus lyonnais)…

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Henri CACHAU

 

Ils étaient de ceux qui vivent sur le public
fort abusant ainsi de notre république
car si journellement ils ne faisaient ripaille
c’est bien pour l’obtenir qu’ils livraient batailles…

 

un roquet un mastin quel couple inattendu
abandonnés c’est sûr mais pas aussi perdus
que pouvait nous le laisser croire leur aspect
les longs crocs de l’un d’eux intimant au respect

 

soit bonne ou mauvaise fortune ils partageaient
le plus mastoc des deux se sentant l’obligé
leur compagnonnage résultant de ce prix
aucun de ces amis jouait les malappris…

 

trois-quart de dîné pour l’un mais un quart pour l’autre
le festin du roquet dépendant du seul vautre
pouvait-il exister un partage équitable
le besoin de chacun n’étant pas comparable…

 

l’on pourrait penser que la notion de partage
nous serait acquise depuis les premiers âges
il n’en est rien hélas l’intention d’un social
demeurant un vain mot même chez l’animal…

 

efflanqués dans un parc ces cabots maraudaient
ventre creux et l’âme en peine baguenaudaient
y recherchaient une proie ou des rogatons
abandonnés au sol par quelques vagabonds…

 

c’est un ‘jésus’ qu’ils repérèrent sur un banc
un lyonnais mafflu à leurs yeux ragoûtant
hélas propriété de l’un des deux pauvres hères
de futures rondelles ayant pris les repères…

 

mais ces ilotes ont l’air d’avoir un contentieux
leurs regards sont loin d’être miséricordieux
ne se rencontrent qu’en lorgnant sur ce ‘jésus’
vers lequel convergent ceux des deux chiens perdus…

 

qui devront établir une vraie stratégie
afin de détourner l’attention des vigies
bien plutôt concernant leur trop proche compère
qui du gros saucisson aimerait faire chère…

 

le bénéfice à en tirer est estimable
mais la proie à portée en seront-ils capable
de dépasser leurs différences et désaccords
s’agissant du ‘jésus’ s’en répartir le corps…

 

le larcin accompli surviendrait le partage
lequel des cabots en tirerait avantage
de tout pouvoir l’on doit en craindre son abus
le mastin décidant en était fort imbu…

 

la farce fréquemment rejoint la comédie
un malentendu suffisant en tragédie
la convertir du ‘jésus’ seule la ficelle
témoignerait d’un très grand nombre de rondelles…

Henri Cachau

Site : www.henri-cachau.fr

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