samedi, octobre 19, 2019

Gotthold-Ephraïm, Lessing

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Gotthold-Ephraïm, Lessing, a donné un grand essor à la littérature de son pays. Poète et critique allemand, il naquit à Kamenz , petite ville de la haute Lusace, le 22 janvier 1729 et mourut le 15 février 1781. Fils de pasteur, il fut destiné aux études théologique mais il les abandonna très rapidement pour suivre ceux de la faculté de médecine. Après avoir délaissé les études de médecine il se tourna vers la littérature et la philosophie de Wolf. Il créa la société des acteurs du théâtre de Leipzig. Lessing prit le départ vers Berlin pour suivre Mylius qui avait une grande influence sur lui et pour se livrer fructueusement à des travaux littéraires. Mais il ne resta que très peu de temps dans la capitale. Suivant les ordres de son père il reprit les études de l’exégèse et le dogme à Wittemberg. Mais comme à son habitude il se lassa très rapidement et retourna à Berlin après pris le degré de Magister. Il gagnait sa vie en rédigeant des articles pour la Gazette de Vossen 1753 et en publiant quelques livres ( des fables pleines d’esprit, des épigrammes et des chansons) qui ont eu une belle estime du public.Auparavant il avait déjà publié quelques ouvrages dont : Le jeune savant, l’Athée, le Misogyne, ou l’ennemi des femmes, le trésor, etc… Son premier drame bourgeois en 1755 fut “Miss Sara Sampson” qui lui ouvrit la route vers la reconnaissance et le succès.

FABLES :

  • Fables en allemand :

En 1760, Lessing associé à Mendelssohn et à Nicolaï il publièrent “La bibliothèque des Belles-Lettres et des Lettres sur la Littérature”. C’est pendant son séjour en Silésie qu’il composa avec succès le beau drame de “Minna Barnhelm”. En 1769, il occupa le poste de bibliothécaire à Wolfenbüttel où il composa son autre chef-d’oeuvre, la tragédie d’Emilia Galetti ainsi que d’autres oeuvres. Mais Les Fragments d’un inconnu lui valurent de nombreux déboires et de grandes inimitiés qui lui gâchèrent les dernières années de sa vie.
Lessing épousa une veuve en 1778, celle-ci décéda suite à un accouchement . Après cette perte , Lessing fatigué de vivre pressentit sa fin très prochaine. Lessing assailli par l’intolérance il développa une grande énergie pour se défendre. Son plus acharné antagoniste fut le Pasteur Goetze de Hambourg contre lequel il lança un pamphlet – “L’Anti-Goetze”.
Après s’être battu vaillamment, après avoir toujours cherché la vérité, Lessing épuisé mourut à Brunswick alors âgé de cinquante-deux ans.

Lessing a consacré trois ou quatre dissertations pour critiquer La Fontaine; lui reprochant d’avoir dénaturé l’apologue et d’avoir fait de la fable un véritable pompon poétique. Lessing a surtout écrit des fables laconiques dans le style d’Ésope.
Lessing au fond de lui espérait qu’un jour un fabuliste étranger lui ferait l’honneur de mettre ses fables en vers.

Mon style, disait-il, est dénué d’ornements mais si je n’ai pas le bonheur d’amuser maintenant le monde , qui sait si je ne l’amuserai pas un jour ? On a bien mis en vers les anciennes fables d’Ésope : qui sait ce qui est réservé aux miennes ? Si leur mérite les conserve dans la mémoire des gens de lettres, peut-être qu’un jour quelqu’un s’amusera à leur donner toute la gaieté possible.”

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