dimanche, février 17, 2019

H. Agniel

H. Agniel, fabuliste Français est aujourd’hui tombé dans l’oubli.

Fables nouvelles, par M. H. Agniel. Paris, 1829; Firmin Didot. In-18, grand raisin, de 424 pages; Ce recueil est composé d’un prologue et de 143 fables , divisées en 6 livres, et dont la plus ancienne, à notre connaissance, la Statue renversée (la XXe du liv. 11), a paru dans l’Almanach des Muses de 18o5. On voit que M. Agniel n’a pas suivi l’usage constamment adopté aujourd’hui par nos jeunes auteurs, qui prennent à peine le soin de relire leurs compositions, et qui se pressent de les offrir à l’admiration contemporaine, persuades sans doute de cette vérité que;

Le tems n’épargne pas ce qui n’est fait sans lui.

FABLES :

  1. Jupiter et la Folie
  2. l’Ânon
  3. Le Paon et le Coq
  4. Naïveté
  5. Le Rosier

Son assistance ne suffit pas non plus pour imprimer un cachet de durée aux ouvrages pour lesquels on n’a pas attendu l’inspiration ; elle seule est la condition indispensable de tout succès, et la critique a souvent l’occasion de vérifier la justesse de ce mot de notre premier auteur comique :

Le tems n’a rien à l’affaire.

Le prologue de M. Agniel et les notes qui l”accompagnent nous apprennent qu’il a composé un recueil d’idylles, dont plusieurs ont été imprimées dans les Veillées des Muses, journal rédigé autrefois par MM. Vigée, Laya, Legouvé etc. ; et nous croyons que son caractère et la nature de son esprit l’appelaient à obtenir plus de succès dans ce genre que dans celui de la fable, pour lequel il faut peut-Être, sous un air de bonhomie et de simplicité, un bon fond de malice et de causticité. Ce prologue, du reste, est consacré presque entièrement par l’auteur à peindre des malheurs personnels, à la confidence desquels le lecteur s’intéresse bien rarement, à moins qu’on n’ait l’art de lui en déguiser la sécheresse et l’ennui par l’attrait des détails et de la nouveauté. Nous y apprenons que M. Agniel a perdu ses économies et le fruit de vingt années de travaux par un procès injuste ; que son frère, receveur-général du Tarn, bon, bienfaisant, équitable, a laissé une fortune considérable, au partage de laquelle il n’a pas été appelé, quoiqu’il eût reçu, du vivant de ce frère, les témoignages Les plus touchants de son amitié ; qu’il n’a embrassé la profession des lettres que pour se consoler, et non par une vocation bien décidée; qu’il ne leur a jamais consacré que ses loisirs, et que des circonstances impérieuses ont seules retardé la publication de son recueil, qui aurait dû paraître depuis longtemps…. Mais nous nous apercevrons, à notre tour, que nous n’avons encore parlé que do l’auteur, et point de son ouvrage.

  • ENCYCLOPÉDIQUE, OU ANALYSE RAISONNÉE PAR UNE RÉUNION DE MEMBRES DE L’INSTITUT . TOME XLII. PARIS, AU BUREAU CENTRAL DE LA REVUE ENCYCLOPÉDIQUE, CHEZ SEDILLOT, LIBRAIRE, RUE d’ENFER SAINT-MICHEL.AVRIL-JUIN 1829

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