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Le Ruisseau et le Serpent, fable de Valmalète

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icon-angle-double-right Louis de Valmalète

Un Ruisseau, qui coulait du haut d’une montagne,
Fertilisait au loin une riche campagne :
Son cours répandait dans les champs
Et la fraicheur, et l’abondance,
Et des hameaux voisins les heureux habitans
Y puisaient la santé, le plaisir et l’aisance.
Un Serpent venimeux, se glissant sous les fleurs,
Se roule dans sa source ; elle en est infectée :
Bientôt, d’un noir venin la terre est humectée
Et la prairie a perdu ses couleurs ;
Bientôt par le poison de cette onde empestée
Tout a péri, les troupeaux et les gens,
Tant du venin les effets sont puissans !
Vil flatteur ! ce Serpent est ta vivante image :
Tel prince de la terre eut mérité l’hommage,
Qui, séduit, égaré par tes conseils pervers,
Peut devenir un jour l’horreur de l’univers.

“Le Ruisseau et le Serpent”

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