jeudi, février 21, 2019

Barthélemy Imbert

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Barthélemy Imbert, poète français, agréable et ingénieux, de l’Académie de Nîmes, né à, Nîmes, en 1747, mort à Paris, le 23 août 1790. Il fit ses études dans sa ville natale. A l’âge de vingt ans, à Paris, il se retrouve parmi les jeunes poètes qui, enviant les succès de Dorat, cherchaient à imiter sa manière. Imbert y réussit mieux que d’autres, et par son Jugement de Paris il se plaça d’un seul coup à coté du maître, sans pour autant le dépasser. La réputation dont il jouissait, est dûe plutôt à ses poésies légères qu’à ses ouvrages dramatiques.

FABLES :

  1. Invocation à La Fontaine
  2. La Girouette et le Moulin
  3. Les Chevaux de carosse
  4. La Carpe
  5. Le Chat peureux
  6. Le Poisson d’Avril
  7. L’Habit et l’Oreiller
  8. Les deux Oiseaux
  9. La Plume d’un Bel-esprit
  10. Le Papillon et la Mouche
  11. Le Fusil et le Lièvre
  12. Le Fou et le Bateau
  13. La Chatte
  14. Le Cerf-volant et la Comète
  15. La Femme qui craint d’engraisser trop
  16. Le Vieillard et l’Enfant
  17. La Gazette des Animaux

” Ce poème, écrit Desessarts, fut une espèce de phénomène. Ce trait de la fable, si rebattu dans la poésie ancienne, si souvent et si faiblement traité dans la poésie moderne, parut rajeuni sous la plume d’Imbert, et enrichi d’une invention plus piquante, et d’un nouveau ressort qui produit le plus grand effet Sans s’assujettir aux traditions de la mythologie, le génie d’Imbert créa son héros, et le caractère qu’il lui donna est des mieux imaginés et des mieux soutenus. Rien de plus ingénieux et de plus simple que le plan de ce poème. Les trois déesses y sont représentées sous des couleurs riantes et très-distinctes, selon les attributs que la fable leur a départis. L’élégance, le naturel, l’aménité répandent sur les détails un air de vie qui égaye l’imagination, la fixe sur tous les objets et les lui rend sensibles.”

Avant-propos.
A La Fontaine toi, l’ami des Nymphes du Parnasse,
Viens, s’il se peut, m’encourager.
Inspire-moi ; tu le peux sans danger,
Tu ne crains point que l’on t’efface.
J’invente mes sujets, sans régler mon essor
Sur celui d’aucun fabuliste;
Et je crains bien qu’on ne nous prenne encor
Toi, pour le créateur, et moi, pour le copiste.

  •  Fables nouvelles; Amsterdam, 1773.
  • Les siècles littéraires de la France: ou Nouveau dictionnaire, historique, critique, et bibliographique, de tous les écrivains français, morts et vivants, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Volume 4 – Nicolas Toussaint Lemoyne Desessarts – Chez l’auteur, imprimeur-libraire, 1801.

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