dimanche, février 17, 2019

Krylov Ivan Andréevitch

Krylov Ivan Andréevitch, est le plus célèbre fabuliste Russe. On dit qu’il est le “La Fontaine” des fabulistes de langue Russe. Krylov est né à Moscou le 2 Février 1768 et décède à Saint petersbourg le 9 Novembre 1844.

FABLES:

Notice sur la vie de Krylov:

Ivan Andréiéwitch Kryloff naquit à Moscou en 1768. Un coup d’œil jeté sur sa vie contribuera mieux que tout le reste à nous faire connaître à la fois ‘homme et l’écrivain. On y trouvera la ressemblance la plus étonnante avec notre bonhomme La Fontaine ; et cette ressemblance n’est pas un plagiat, car Kryloff, comme La Fontaine, n’arriva que bien tard à connaître son vrai talent, qui était la fable. Comme le fabuliste français, son éducation fut négligée et se fit au hasard ; comme lui, il s’essaya d’abord dans bien des genres, surtout dans la comédie, et sans succès ; comme lui, il était distrait, insouciant, paresseux; comme lui, il n’avait aucun goût pour la vie de famille : il aimait à rêver, à manger, il négligeait tout soin de tenue et de toilette; comme lui enfin, c’était un esprit délicat et curieux, amateur passionné de la langue nationale, dont il est le représentant le plus original et le plus complet….
….La famille de Kryloff était pauvre ; aussi, dès l’âge de quatorze ans, quoiqu’il n’eût aucune instruction réelle, aucune spécialité, il lui fallut entrer au service : il devint écrivain de bureau auprès de son père, avec de minimes appointements. Depuis ce moment jusqu’aux dernières années de sa vie, il exerça presque constamment des fonctions publiques dans différentes administrations. Ainsi, après avoir servi en province à Tver, il fut placé à Saint-Pétersbourg au cabinet de l’Empereur. De 1789 à 1795, il commença à s’occuper activement de littérature : il écrivit son roman intitulé la Poste aux esprits. Il donna des articles à plusieurs journaux, au Spectateur, au Mercure de Saint-Pétersbourg….
…Si nous passons en revue la plupart des fabulistes célèbres, nous reconnaîtrons la justesse de cette remarque. Le Phrygien Ésope ressemble assez à un sage de la Grèce, avec une pointe de malice et de satire; l’Arabe Lockmann et l’Indien Bidpaï me font l’effet de ces graves figures orientales, tempérant, par l’ingénieuse allégorie, la sévérité de la morale. Phèdre, esclave avant d’être affranchi, avait eu le temps de réfléchir sur les misères de l’humanité. Qui fut plus philosophe que La Fontaine, dans l’acception pratique du mot?…
…A quatorze ans, il traduisit une fable de La Fontaine qui fut admirée de plusieurs connaisseurs : c’était comme un pressentiment de son avenir. A seize ans, il composa un opéra en trois actes et en prose avec couplets; il avait pour titre Cafeïnitsa, c’est-à-dire la Diseuse de bonne aventure par le café. Un libraire amateur lui en donna soixante roubles. Il ne s’attendait pas à un si brillant succès ; sa joie se traduisit par un redoublement d’ardeur pour la lecture; il pria le libraire de le payer en livres, et reçut de lui Racine, Boileauet Molière; sa vieille mère fut ravie quand elle apprit ce succès. Trente ans plus tard, alors qu’il était devenu célèbre, il retrouva son acheteur qui n’avait pas utilisé sa pièce et la lui rendit : ce fut avec un vif plaisir que Kryloff relut cet essai de sa première jeunesse.